La bête

Création chorégraphique pour deux interprètes de Delphine Carlier – 50 mn

Discipline : Danse contemporaine / Performance / Arts du geste

Format : Plateau ou Espace public

Période de création : Saison 2026-2027

Interprètes : Nils Peroud Paul et Mathilde Ruand

D’après La métamorphose de Kafka : Le projet propose un contre-pied à l’œuvre de Kafka.

• La honte (Kafka) : Pour Gregor, la bête est une source de dégoût et d’isolement. Elle représente la déchéance et l’exclusion du monde des hommes.

• La libération (« La Bête ») : Ici, la femme incarne une « Bête originelle » non domestiquée. Contrairement à Gregor qui meurt de sa condition animale, ici le protagoniste doit embrasser cette part d’animalité pour rompre ses « sangles » et retrouver une « vitalité enfouie ».

Cette pièce transpose l’aliénation de Gregor Samsa dans une lutte physique contre le monde moderne.

Le chariot y incarne ce « poids invisible » de la dette et du travail qui courbe l’homme-atteleur jusqu’à la déshumanisation.

Là où Kafka voyait dans la métamorphose une fin tragique, ce duo l’envisage comme un salut vital. Face à l’épuisement de « l’avoir », surgit la figure de la Femme : une animalité brute et non domestiquée qui pousse à la rupture.

Le mouvement devient alors le récit d’un basculement : le passage d’une trajectoire rectiligne et laborieuse à un lâcher-prise organique.

En libérant sa « Bête » intérieure et en abandonnant ses possessions, l’homme ne s’effondre pas ; il s’affranchit des impératifs de productivité pour enfin habiter son propre corps. Se dépouiller pour se retrouver.